L'osmose inverse
Qu'est-ce que l'osmose inverse ?
Dès les XVIIIe et XIXe siècles, les travaux de l'Abbé Nollet et de Dutrochet sur la diffusion des liquides ont mis en évidence le phénomène de l'osmose qui consiste au passage de l'eau à travers une membrane semi-perméable d'une solution peu concentrée vers une plus concentrée.
Ce processus régule les nombreux échanges cellulaires de la vie végétale et animale. L'osmose inverse n'est que l'inversion de ce phénomène lorsqu'on applique une pression sur l'eau minéralisée : l'eau va alors du liquide très concentré au plus pur. La pression normale du réseau de distribution d'eau, de 3 à 6 bars, suffit. C'est un filtrage uniquement mécanique, sans traitement chimique et sans consommation électrique, à travers une mince pellicule de polyamide, chimiquement inerte, dont la surface est garnie de pores microscopiques (des millions par cm2).
La membrane fait office de filtre extrêmement fin. Sur le plan technique, on parle d'ultrafiltration permettant d'éliminer un pourcentage élevé des quatre principaux types d'éléments :
- ions, matières organiques, particules,
- tous les micro-organismes, les métaux lourds comme le plomb, l'arsenic, le mercure, le cadmium, le manganèse, le chrome, le cuivre, le plomb, l'argent, etc.,
- ainsi que toutes les matières en suspension comme les sels dissous - chlorures, fluorures, nitrates, nitrites, sulfates, etc. -, les pesticides, les herbicides, les phénols, les fibres d'amiante, les algues, les bactéries, les virus,
- et toutes les molécules organiques dont le poids moléculaire est supérieur à 300 sont arrêtées à 98 % par cette membrane.
Par contre, cette filtration conserve les gaz dissous tels que l'oxygène, l'azote et le dioxyde de carbone qui rendent l'eau légère.