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L'appareil à osmose inverse

Idéalement l'appareil est composé d'un pré filtre à sédiment qui retient les plus grosses particules - rouille, cailloux ou sable - d'une taille supérieure à 5 microns. Les membranes TFC, les plus largement utilisées actuellement, sont sensibles au chlore. Aussi un pré filtre à charbon actif adsorbant efficacement le chlore libre est aussi indispensable, il fait office de filtres-presses retenant les algues, les levures, les bactéries, le chlore et les matières en suspension très fines. On peut aussi placer un filtre à chlore afin de protéger les anciennes membranes sensibles au chlore.

L'eau du robinet ainsi nettoyée parvient enfin au «coeur» de l'installation, au niveau de la membrane à osmose inverse qui filtre l'eau de manière extrêmement fine, séparant l'eau résiduelle de l'eau potable très pure. Les appareils modernes, plus chers, travaillent en continu et ne sont plus équipés de réservoirs pour stocker l'eau potable. Il s'agit d'une amélioration notable car l'eau ne stagne plus dans l'appareil, éliminant ainsi le risque de contaminations bactériennes. Pour réduire le prix, il vaut mieux opter pour un réservoir sur évier, facilement accessible pour le nettoyage.

Un certain nombre de marques et de modèles sont maintenant équipés d'une pompe hydraulique, sans électricité, seulement alimentée par le flux de l'eau drainée. Cette pompe optimise les résultats de l'osmoseur en augmentant la pression contre la membrane. Elle permet de réduire jusqu'à 80 % le volume de l'eau drainée, de conserver le taux maximum de filtration jusqu'à la fin du cycle, de remplir le réservoir plus rapidement et accroître la longévité de la membrane.

Cette pompe peut être adaptée sur certains modèles d'osmoseurs existants par simple dérivation. En cas d'utilisation d'un surpresseur ou d'un conductimètre électrique, il faut vérifier que ces appareils utilisent bien un courant basse tension de 12 ou 24 volts en courant continu. Ceci évite les pollutions électromagnétiques et l'eau sera moins porteuse de fréquences électromagnétiques nuisibles après osmose. En général, un surpresseur n'est nécessaire que si la pression de l'eau de ville, à l'entrée de l'osmoseur, est inférieure à 2,5 kilos. Un « économiseur d'eau » est, par ailleurs, une excellente alternative.

Un autre élément important est un rinçage séquentiel automatique. Deux systèmes existent. Le meilleur comporte un système de rinçage automatique de la membrane pendant quelques minutes, toutes les 4 heures, 24 heures sur 24, et 365 jours par an. Le second enclenche un rinçage de la membrane à chaque mise en route de l'osmoseur. L'inconvénient de ce deuxième système est que la membrane n'est pas rincée la nuit ou pendant l'absence de l'utilisateur.

La consommation d'eau pour les rinçages séquentiels est insignifiante et présente une bonne sécurité. Ces rinçages séquentiels évitent l'effet de « collage » de la flore bactérienne, qui ne se fixe plus sur la membrane, évitant ainsi l'accumulation des particules de silicates, de calcaire, etc., qui, autrement, bouchent trop rapidement cette membrane.

Quelle marque choisir ?

La réponse est facile. Il faut demander au revendeur s'il connaît la « bioélectronique de Vincent ». Si oui, on lui demande à quels critères précis répond son appareil et quelle est la qualité d'eau osmosée produite. Finalement, on vérifie si l'appareil comporte un conductimètre incorporé ou bien s'il est livré avec un conductimètre manuel et sa solution-étalon (35 euros, disponible chez tous les fournisseurs d'accessoires de laboratoire). Celui-ci permettra de vérifier facilement, soit en continu, soit mensuellement, la qualité de l'eau osmosée.

Comme pour une eau de source naturelle peu minéralisée, il est indispensable d'assurer à l'eau osmosée une minéralisation globale minimale. Ce taux de 10 mg/1 est indispensable pour assurer à l'eau sa structure supramoléculaire et lui permettre de conserver une meilleure stabilité. D'autre part, c'est l'élément essentiel à l'eau pour garder, retrouver et pouvoir fixer l'élément information.

Une astuce supplémentaire : on peut ajouter à chaque cruche d'eau osmosée destinée à la boisson un petit grain de sel de mer non raffiné et ainsi profiter pratiquement de l'ensemble des oligo et micro-éléments du tableau de la classification périodique des éléments de Mendeleïev.

Ne pas se laisser convaincre par l'achat d'un appareil de trop grande capacité, inadapté au nombre des membres de la famille et à l'utilisation que l'on veut en avoir : boisson + cuisine + aquarium, etc. Une membrane d'osmose inverse est faite pour travailler, plus elle le fait, mieux c'est pour elle. Il faut éviter les trop longues périodes d'arrêt.

Un excellent osmoseur n'a pas besoin d'eau adoucie pour bien fonctionner.

Auteur : Alain Rossette-Cazel

Quelle eau buvez-vous ?

ISBN 978-2-913281-80-6

Éditions Quintessence

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